Monsieur Culánn

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Monsieur Culánn

Message par Faolán Culánn le Sam 9 Mar - 14:31




Etat civil



Nom :Culánn
Prénom :Faolán
Age :67 ans
Profession : Directeur de l’Établissement
Etat civil : Célibataire
Niveau de vie : Riche



Ce que l'on ne sait pas:

Ce que l'on ne sait pas



Race : Enchanteur
Alignement : Lumière
Ecole : La Transmutation. Le talent de Faolán est la transformation, plus particulièrement à un niveau moléculaire. Il peut boire autant d'alcool qu'il le souhaite sans jamais en retrouver dans son sang. La drogue et les autres substances deviennent également de l'eau à peine pénétrés dans l'organisme. C'est une application quotidienne qui lui vient de la fac et qu'il n'a jamais vraiment arrêté.

Bien entendu, sa transmutation touche également des éléments plus grands. Comme la plupart des pratiquants de cette école, il peut se transformer en à peu près n'importe quoi et, plus important, n'importe qui.

A cette école viennent s'ajouter, dans une moindre mesure, la conjuration et l'illusion. S'il utilise peu cette dernière, Faolán aime beaucoup faire apparaître des éléments de base pour les transformer ensuite en d'autres choses et inversement.

Sa puissance est dans sa force. Faire apparaître un objet complexe ne lui est pas difficile tant qu'il n'est pas vivant, bien évidemment. Il peut transmuter aussi bien de toutes petites choses (du moment qu'il les comprend) que de grands espaces en substances simples.

Famille : Faolán représente les Culánn. Il les représente plus qu'à moitié puisqu'il est le seul à s'occuper des relations de la famille avec le monde extérieur. Il partage toutefois le nom et les responsabilités avec son frère.


Physique



Taille : 1m78
Corpulence : Raisonnable. Une fine couche de graisse sur de longs muscles fins. Pas de quoi inquiéter les médecins, ni dans un sens, ni dans l'autre.
Traits : Cheveux noirs, peau pâle et yeux verts changeants selon l'humeur des éléments, canines bien formées, un parfait archétype de vilain.
Description physique : Faolán est un homme moyen de taille moyenne, du moins sur le papier. Doté d'une ossature assez fine, il dégage toutefois une assurance tranquille qui l'empêche de passer totalement inaperçu. Il porte ses cheveux bruns longs jusqu'aux épaules, dégagés derrière ses oreilles, parfois avec un bijou de cheveux quand son frère ne regarde pas. Lequel, comme tous ses bijoux, n'est pas totalement anodin.

Costumes sur mesure, lunettes de marque qu'il oublie parfois de mettre, c'est un homme qui prend soin de son apparence mais qui ne montre pas de style particulier. Il peut aussi bien se montrer décontracté qu'en smoking, tant que ça tombe parfaitement.

Cela posé, il a peu de signes distinctifs. Son visage est long, portant parfois une légère barbe, parfois rasé de près. Derrière ses lunettes, ses yeux verts changent parfois de couleur en fonction de ses humeurs ou de la couleur du ciel. Gris ou bleu, ils restent toujours clairs cependant, francs, limpides. Chez lui enfin, tout est fin, du menton aux mains, tout est blanc ou noir, tout est précis.


Mental



Phobies et passions : Déteste les médecins et les pratiques moderne, plus principalement en ce qui concerne l'esprit humain. Il adore les vieux livres et les objets ayant une histoire. Pour le reste, il ne le voit que comme une matière pouvant servir à devenir autre chose.

Description psychique : Obligé de choisir la Lumière de part la nature même de son frère, Faolán a depuis lors fait de son mieux pour se conformer aux principes de son alignement. Petit à petit, à force d'étude et d'obstination, il a toutefois appris à utiliser cette magie pour ses propres intérêts. Il n'est pas sadique, comme son frère mais a aiguisé la lumière pour s'en faire une lance à utiliser au besoin. Il partage la moitié de son cœur avec Toryn. Il est donc stupide de penser qu'il s'agit d'un gentil garçon.

Extérieurement, cependant, il est des plus sociable. Rompant avec les traditions Culánn, il aime aller vers les gens, écouter leur histoire et leur parler – ou du moins c'est ce qu'il montre. Si le Directeur donne une seconde chance, il y a de fortes chances que ce soit lui. S'il fait un don à une œuvre caritative, c'est probablement lui aussi. Il est le jumeau de la seconde chance, celui vers lequel on se tourne. Il est fiable et franc, d'aucun diraient malléable tellement il lui est facile de rentrer dans le moule qu'on lui aura choisi.

Et puis, une fois dedans, il gratte un coin, élargit une surface. Il polit et il transforme de l'intérieur jusqu'à ce que, comme par magie, ce soit le moule qui lui convienne et non l'inverse. Pour ceux qui regardent bien, il y a quelque chose de très froid au fond de cet homme résolument souriant. Une douleur et une conscience aiguisée par les manques et les privations. Il est aussi calculateur que son frère, possiblement plus puisque la douleur et le mal ne sont pas ses buts premiers. Quel est-il ? Difficile de savoir. Il n'oublie cependant jamais que sa nature profonde aurait accueilli les ténèbres aussi bien que la lumière. Il a la voie la plus dure mais sa victoire n'en serait que plus éclatante.


Histoire



Sa famille :La famille Culánn est très étendue et, majoritairement à cause de la négligence de son père, Faolán n'en connaît pas toutes les branches. Il a toutefois fait quelques recherches :

Faolán (1946) et Toryn (1946) sont les derniers Culánn à porter ce nom.

Nollan (1902 - 1979), leur père, est décédé. En plus de ses héritiers, il a très bien pu faire des enfants à sa seconde femme, voir même, après la mort de cette dernière, à l'une de ses maîtresses.

Il avait trois sœurs cadettes Caitlyn (née en 1908), Abiageal  (née en 1914) et Maureen (1916) qui se sont probablement mariées et ont sûrement eu des descendants. Il n'a pas encore retrouvé trace de ces branches.

Luaine (1921 - 1950), leur mère, est décédée. N'ayant pas son nom de jeune fille ni connu aucun oncle/tante ou cousin, cette branche est également inconnue des Culánn. 

Dearbháil (1927 - 1965), leur belle-mère est décédée également. Son nom de jeune fille était Adhamhan. Il est possible qu'elle ait eu des enfants, voire de la famille mais ce n'est vraiment pas dans les priorité des jumeaux.

Enfin, Toryn et Faolán ont peut-être un ou deux enfants qui se baladent dans le Royaume Uni et la République d'Irlande mais ils ne les ont jamais reconnus. Au mieux, une pension anonyme est versée à la mère.

Son histoire : Un homme est façonné par ses vingt ans. Ce qui vient avant ne fait que poser les bases, ce qui vient après patine la brillante nouveauté de l'être. A mes vingt ans, les Beatles devenaient célèbres. C'était le début de la révolution des mœurs. Il semblait qu'un monde nouveau s'ouvrait pour tous. Les enfants de la guerre devenaient grands. Ils avaient vu Londres en ruine dans les récits de leurs parents. Ils avaient été bercés par les horreurs de la guerre. Dans un pays qui se reconstruisaient, ils étaient pétris d'espoirs, arrosés de drogue. L'illusion d'un monde à leur portée. L'horreur du Vietnam, l'avènement du mouvement hippie, rien de tout cela ne peut laisser une génération indifférente.

Je ne sais comment mon frère a vécu ce moment. C'était l'époque où nous étions différents, aussi loin l'un de l'autre que nous osions l'être. Nous avions une très longue vie devant nous, un océan de possibilités. Nous avions fait nos choix, entendu nos appels, décidé de ne pas décider de notre avenir. De nous concentrer sur nos études. De sécuriser l'héritage. Pour moi, ce fut le moment d'entrer dans la Lumière. De l'accepter enfin, malgré tout et de la faire mienne. Séparé de mon ombre, éloigné de la silhouette grave du château. Seul.

Quand je repense à ces années, je me rend compte du bonheur et de l'illusion qu'elles créaient. L'univers était fou, psychédélique, dans son sous-marin jaune. Je n'avais jamais connu ça et l'embrassait avec la passion du petit noble de province qui réalise enfin la grisaille de sa vie.

De mon enfance, je garde très peu de souvenir. Un ami versé dans ces nouvelles pseudo-sciences que l'on nomme la psychanalyse m'a trouvé certains manques important, des carences affectives et autres angoisses infantiles qui expliqueraient cette brume. Je crois que lorsque l'on vit longtemps, les souvenirs se mêlent aux histoires que l'on raconte et qu'il est bien difficile de connaître le vrai du faux. Et puis, malgré tout, personne ne m'avait jamais maltraité. J'étais né deux, c'est tout. Mon frère, plus jeune et pourtant aîné de la famille m'avait abandonné à la naissance, me repoussant dans la matrice maternelle pour changer de monde, sans moi. Je l'y ai pourtant rejoint assez vite. Pour perdre ma mère quelques années plus tard. A écouter Toryn, Père ne mit pas plus de quelques semaines à prendre une autre épouse, qui devait polluer notre maison jusqu'à notre libération, là encore, durant les années de nos vingt ans. J'ai eu une enfance banale je suppose, entre les pierres du château, sous l'oeil attentif des nourrices et la compagnie des enfants des domestiques. Et mon frère, toujours, près de moi, reflet de ce que j'étais.

Après le bac, après l'appel, lorsque je dû choisir la Lumière pour respecter l'Ordre des Choses, nous nous séparâmes pour la première fois. Il partit loin. Je partis longtemps. D'abord à Édimbourg pour un Doctorat. Puis en Irlande pour mon Master et mes études de Biologie. J'aimais la faculté. J'aimais ces cerveaux entassés dans un lieu dédié au savoir. Vivant sur place. Fêtant sur place. Aimant sur place. Dans un tourbillon de cultures, de cours, de vie et de gâchis. Au rythme des solos, des concerts, des disputes. On refaisait le monde, comme on le fait toujours à vingt ans. Mais le notre était en technicolor. Au milieu de tout ça, l’Événement passa presque inaperçu. J'étais toujours Faolán lorsque je rentrais au château. Le plus effacé et le plus silencieux des jumeaux. Celui qui était dans le jardin quand la tragédie arriva. Le Lumineux du couple. Nous prenions nos propres personnalité. Et pourtant, nous étions toujours aussi proches. Ce qu'il a fait, j'aurais pu le faire. Nos méthodes différaient, évidemment mais nous avions toujours eu le même cœur. Plus ou moins.

Vingt ans, c'est aussi la découverte du potentiel de chacun, et dans mon cas celui de mes pouvoirs. Le plaisir de pouvoir boire et suivre les hommes dans leur folie destructrice sans souffrir des effets secondaires, gardant mon corps vierge de ces poisons. Planer n'était qu'à un sort de distance, dans tous les sens du terme. Et les femmes. J'avais perdu mes complexes d'adolescents, sans avoir encore gagné ceux de l'âge mur.

J’eus trente ans sans m'en rendre compte. Puis un peu plus. L'époque des études était terminée, mon frère rentré à la maison ennuyait notre Père. Pour ma part, je me sentais comme un lendemain de fête, lorsque l'on se réveille et que les invités sont partis. Dans la grisaille d'une aube alcoolisée, le capharnaüm est la seule preuve tangible des merveilles de la veille. On se demande ce que sont devenus tous ces gens. Ces rires. Ces musiques. Et il faut encore ranger.

J'avais fini mes études. Je ne me voyais pas en commencer d'autres. Pour faire quoi. Dans quel but ? Toryn semblait avoir résolu ces questions de son côté. Moi, je ne pouvais pas. Vivre dans l'oisiveté. Sans but. Dans cette demeure grise et froide que je n'avais jamais aimée. Non. Je voulais une vie aussi riche que celle que j'avais vécu. Mais les Beatles s'étaient séparés et le mouvement hippie était mort, se faisant doucement remplacer par les années disco et leur agressivité. J'accrochais beaucoup moins.

Voulant rentrer dans la vie active, je me trouvais un appartement à Stirling et un boulot dans un musée quelconque pour rentabiliser mes études de mythologie. Mes seuls moment de joie étaient les sorties le soir et les quelques visites d'enfants qui, eux, se passionnaient réellement pour ce que je pouvais bien raconter. J'arrêtais assez vite passais les dix années suivantes à trouver quelque chose qui me plairait. Quand on a tout, quand on sait tout. Quand on peut virtuellement tout faire, cela n'avait rien de facile. Je rentrais de plus régulièrement au château, surtout depuis la mort de Père, pour me retrouver avec mon frère, être entier à nouveau. Nous refaisions le monde, ensemble. Des discussions autour de verres qui pouvaient parfois prendre une semaine sans que nous ne nous en apercevions réellement.

Cela commença comme un jeu. Ramener à chaque fois un ou deux ouvrages à la Maison. De vieux livres en cuir, lourds, plein de mots pompeux. Rien que pour ennuyer Toryn. Avec les années, les recherches devinrent plus difficile. Jusqu'à développer une vraie passion. J'ouvrais une boutique pour cacher mes recherches. Je pris des cours d'économie en ligne pour la rendre rentable et m'offrir un salaire. Je n'avais pas à me soucier de l'investissement initial. N'étais-je pas propriétaire d'une demi-fortune ?

Cela peut paraître bien froid, raconté ainsi, mais les années m'avaient collé ce vernis. J'étais blasé, un peu par affectation, un peu par ennui. Je sortais toujours. Je rencontrais des femmes. Je tombais amoureux parfois. Parfois même sous mon apparence réelle. Mais cela ne durait jamais. Comment peut-on vivre en mentant tout le temps, à cacher ce que l'on est, dans une grande existence sans enfant, à voir l'autre craindre sa stérilité alors qu’elle ne venait que des différences de conditions ? J'aurais pu me trouver une caster c'était certain. Mais je ne fréquentais pas ces milieux. Je laissais mon frère y porter notre nom. J'étais le Culánn du monde. Celui des mortels.

En même temps, par jeu, je commençais à m'intéresser à la bourse. Je pris, là encore, un cours rapide, pour voir et et commençais à injecter parfois de petites sommes dans des cours, jusqu'à prendre de plus en plus d'assurance. L'intérêt de ne pas miser sa chemise est de garder toujours la tête froide et je ne me suis jamais gêné pour revendre avant la fin de la montée. Je perdais peut-être un peu. Bien moins cependant que ceux qui vendaient trop tard. C'était simple. Choisir un projet intéressant. Acheter en bas. Attendre de doubler, voire un peu plus. Revendre avant que les taux ne s'effondrent. Une marée de chiffre. Presque régulière. Et sans tricher, ce dont je suis très fier.

Vingt ans passèrent, à peu près, à ce petit jeu. Quand on ne vieillit pas, il devient plus facile de devenir riche. Il suffit d'acheter, d'attendre et de revendre. Le vin par exemple, français, se prêtait très bien à ce petit jeu. Certains objets également. Des bibelots achetés à une époque. Bien entretenus, devenaient vintage. Personne n'avait jamais détrôné les Beatles.

Ma vie redevenait ennuyeuse. Mais j'avais mon frère. Et nous étions arrivés à la même conclusion, réussi à partager la même utopie. Nous avions vu les événements façonner trois générations. C'était à nous d'être le fermant pour faire de même. Nous allions poser les bases. Nous allions donner leur forme aux enfants. Effacer la limite entre les deux mondes. Fonder une école pour y construire notre utopie. Je revendis mon appartement de ville et revint habiter à la campagne, renonçant à mon identité pour prendre celle de mon frère. Les sacrifices ne comptent pas. Seul le résultat est important.
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